Diumenge, Juliol 23, 2006

Adi Lukovac i la PSW (Post War Sound)

23 Jul 2006

Adi Lukovac era un referent dins la música electrònica bosniana. I dic era, perque ara fa poc més d'un mes va morir en un accident automobilístic a la sortida de l'autopista d'accés a Sarajevo, a la vila de Blažuj.

Font: Gramofon

Adi Lukovac va nèixer a Sarajevo l'any 1970. La seva música sintetitza diverses formes de música electrònica i música tradicional bosniana, per tal de formar un tipus propi de música que ell mateix va definir com a "Post War Sound" ("So post guerra"). Aquest so tracta de reflectir les experiències espirituals i materials viscudes durant la guerra del 1992-1995. Amb la banda Ornamenti va enregistrar dos àlbums: POMJERANJA ("Moviments", 1999), i FLUID (2001).

L'any 2003 va publicar el seu últim treball, amb la discogràfica, REMAKE. Es tracta de la música original de la pel·lícula del mateix títol, dirigida per Dino Mustafić. Aquest és el video que se n'ha fet del tema principal de l'àlbum:

També es poden trobar temes d'Adi Lukovac en compilacions de discogràfiques europees, com en la compilació "My left pussy foot" (Pussyfoot Records,Regne Unit, 1999), en la compilació Découverte RFI EST 2000 (RFI, França, 2000).

Foto de la inauguració i del cartell d'aquesta, el 23 de juny del 2001, de la nova freqüència de FM de la ràdio francesa RFI a Sarajevo, que es va celebrar amb una festa rave.

Article de la RFI sobre la inauguració de la seva freqüència a Sarajevo el 23 de juny del 2001, on va prendre part activa Adi Lukovac.

SARAJEVO ELECTRO
La cité bosniaque sous le signe de RFI


27/06/2001 -
Sarajevo, le 27 juin 2001 - Le 23 juin, à l’occasion de l’inauguration de notre FM à Sarajevo, et pour présenter le nouveau lauréat du prix RFI Musique électronique, l'Arménien DJ Barkhoudar, une énorme rave party était organisée en plein cœur de la ville. Récit d’une soirée mouvementée mais néanmoins réussie.

La Bosnie s'électrise

Difficile de retranscrire les impressions d’un premier voyage en Bosnie, surtout dans cette ville chargée d’histoire, et pas forcément celle dont nous, Européens, devons être les plus fiers. Entre les immeubles soufflés, à moitié détruits en bordure de l’aéroport et la vieille ville préservée qui supporte la comparaison avec les villages de Provence, le contraste est saisissant.

Aujourd'hui, l’équipe de RFI est là pour le lancement de la FM 105.6 à Sarajevo. Les émissions Paroles croisées et Appels sur l’actualité ont fait le déplacement pour enregistrer leurs émissions depuis le centre culturel André Malraux fondé par l’ineffable André Bueb. En me rendant sur les lieux de la fête, je découvre sur les murs de la ville un grand nombre d’affiches annonçant des soirées électroniques : pas de doutes, ici aussi l’électro a fait son trou.

Préparatifs

Quarante-huit heures avant la RFI "radioparty", je découvre le lieu et je m’interroge : l’acoustique d’un amphithéâtre comme celui-là serait un excellent examen pour étudiants en sonorisation mais pour y faire la fête dans deux jours ?… Heureusement notre promoteur local, Edin, s’est débrouillé pour emprunter au Théâtre national des immenses rideaux qui permettront d’absorber le son. Rencontre le lendemain avec celui qui est ici la star de la techno, Adi Lukovac. Plutôt beau gosse et charismatique, il me fait penser à Kurt Cobain, en légèrement moins dépressif. Il ne s’est pas produit à Sarajevo depuis deux ans et doit être avec, Jérôme Pacman, l’attraction de la soirée.

La veille de la soirée, Barkhoudar, le lauréat, débarque avec des valises à la main et sous les yeux. Il m’explique son périple : Iérévan-Moscou, Moscou-Iérévan pour obtenir son visa puis Iérévan-Vienne et enfin, Vienne-Sarajevo. C’est toujours émouvant de rencontrer un musicien après l’avoir entendu uniquement sur disque. Surtout quand celui-ci ne s’est jamais produit en dehors de l'Arménie. Mais question : comment va-t-il s’en sortir en live devant un public qui ne l’attend pas vraiment ?


Soirée à surprises

La pression monte doucement mais sûrement à quelques heures de l’ouverture des portes. La balance de Barkhoudar s’est bien passée, son mélange électro et musique traditionnelle arménienne fonctionne aussi sur scène. Et là, le coup de fil qui mine ! Jérôme Pacman ne sera pas des nôtres pour raisons personnelles. Concertation entre les promoteurs, l’équipe de RFI et les DJ : les DJ locaux joueront plus longtemps pour le plus grand plaisir du public et des journalistes qui nous accompagnent.

Jour J, 22 h00. En arrivant devant la salle, à l’entrée, on sent que la partie est presque gagnée. Ma traductrice me dit que tous ceux qui font et défont les modes à Sarajevo sont là. DJ Box pose le premier disque de la soirée : One more time des Daft Punk. Il en abusera un petit peu mais peu importe la sauce prend. Au bout d’une heure la grande piste est remplie.

23h45 : Le cœur de Barkhoudar fait autant de bruit que les beats de DJ Box, c’est à lui de jouer. Étonnement, le public reste très attentif et après deux titres, Barkhoudar, extrêmement nerveux, a rempli son contrat : faire danser Sarajevo. Quarante-cinq minutes plus tard, Adi Lukovac attaque son concert en chantant accompagné de ses musiciens. Sombre, très sombre. Des rappeurs viendront le rejoindre un peu plus tard.

Déception et espoir d'un DJ

Pendant ce temps-là, je console Barkhoudar déprimé par sa prestation : «Fuckin’technical problems !». Un synthé débranché, un casque qui ne marche pas puis un pitch (ndlr : le bouton qui permet d’accélérer ou de ralentir le CD) trop sensible auront mis les nerfs du lauréat à rude épreuve. Mais le test est excellent : s’il s'en sort avec tous ces problèmes techniques, à Paris l’affaire sera dans le sac, pour sa prestation aux "Rendez-vous électroniques" de septembre.

La soirée se termine à 5h30 sous les sifflets pour cause de coupure de son trop prématurée. Le signe d’une soirée bien vite passée.

Willy Richert

Vous pouvez retrouver la prestation de Barkhoudar ce samedi à minuit sur le Fil musical dans l’émission Eklektik ou dès le lendemain, sur le site RFIMusique dans la rubrique Playlist/Musiques en direct.


 

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